• Menu
  • Menu

Parc national de l’Ankarana

Départ pour l’Ankarana, on se lève tôt le taxi

Ankarana
4h de route pour rejoindre l’Ankarana

brousse vient nous chercher à l’hôtel à 8h.
Les taxis brousses sont des sortes de van qui effectuent pas mal de longs trajets à Madagascar. L’avantage est le prix très bas, l’inconvénient les conditions de transports : on est parfois jusqu’à 20 à l’arrière pour 12 places, et les routes de Madagascar sont plutôt chaotiques…
On monte, on est 5 à l’intérieur, et le chauffeur passe donc une bonne heure à sillonner les routes d’Ambanja pour récupérer un maximum de clients. Une fois le taxi plein, on démarre enfin pour 4h route.

On arrive vers 13h à l’Ankarana. On nous dépose au bord de l’unique route passant devant l’entrée du parc. Quelques guesthouses sont installés au bord la route. Ici, pas d’eau chaude, d’Internet, et électricité disponible de 18h à 22h. On en choisit un, on pose nos affaires et on va manger dans une petite gargotte au bord de la route un peu plus loin. On rencontre ensuite Roland, un guide qui nous explique les différents circuits possibles, et on lui donne rdv le lendemain matin pour une rando de 8h.

L’Ankarana est un parc national de 180km carré, où l’on retrouve une faune et une flore très dense et variée, ainsi que les fameux tsingy, des formations calcaires qui donnent l’impression de centaines d’aiguilles et de pic dressés vers le ciel. Les sillons entres ces pics vont parfois jusqu’à 80m de profondeur. L’érosion de l’eau a créé également dans ces tsingy des grottes, où venaient se réfugier les hommes lors de conflits interethniques. Certaines renferment même des tombes royales. Ces tombes sont visibles à certains moments de l’année notamment lors de cérémonies, mais sont interdites d’accès aux descendants des ethnies rivales.

L’après midi on se promène un petit peu autour des guesthouses, on a la sensation d’être loin du tout, coupés du monde, et après les récentes péripéties, on profite de ce moment de répit…

ankarana
Bienvenue dans la brousse

Lever tôt ce matin, départ pour la rando prévu à 7h !
On part à travers la forêt, et. Roland s’arrête régulièrement pour nous parler des différents arbres, oiseaux et bien sur lémuriens que l’on trouve sur notre passage. On le sent passionné et très investit par la protection de cette réserve.

ankarana
Présentation de l’arbre appelé « arbre vazaha » car son écorce pèle quand il y a du soleil
ankarana
Coucou toi !
ankarana
Même Julien parait tout petit

Après 3h de marche, on arrive face aux tsingy, et le paysage est saisissant (bien que difficile à rendre en photo)

ankarana
Mer de tsingy gris

On s’arrête quelques minutes, et on poursuit la randonnée à travers les tsingy, pour rejoindre un pont suspendu.

ankarana
Au milieu des tsingys

 

ankarana
Petit singe sur un pont de singe

On rebrousse ensuite chemin, et on rejoint par un autre chemin, la Perte de rivières un gouffre immense où se retrouvent 3 rivières en saison des pluies et qui s’écoulent jusqu’au canal du Mozambique.

ankarana
Environ 20m de diamètre

On fait ensuite une petite pause repas, sur une aire aménagée pour les bivouac, avant de rejoindre le dernier arrêt, les grottes aux chauve-souris.
Roland nous amène alors à l’intérieur d’une grotte immense, dans laquelle on avance lentement à travers les stalagmites, à la seule lueur de la frontale, et on découvre un nombre impressionnant de chauve-souris.

ankarana
Entrée de la grotte
ankarana
Claustrophobes s’abstenir !

On y reste un petit moment, puis il est temps de terminer la rando et rentrer au guesthouse.

Il est 13h quand on revient, et on décide de manger et d’essayer de trouver un taxi brousse pour partir directement à Diego, la prochaine destination.
On sait déjà que 5h de routes nous attendent en taxi brousse, que du bonheur